Le NPS : un projet de droite !
Par Association UMP Sciences Po, jeudi 13 octobre 2005 à 08:19 :: Réflexions, opinions, débats :: #56 :: rss
Le modèle social français est mort. Voilà ce que l’on a pu lire dans tous les quotidiens et hebdomadaires respectables cet été, avançant des chiffres tous plus effroyables les uns que les autres et ne prédisant que le pire pour l’avenir. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de multiplier les constats pessimistes sur le moral des ménages ou sur l’état d’une France qui n’en finirait plus de tomber ; aujourd’hui, à droite, l’heure est aux propositions pour tenter d’enrayer l’inertie de ces 20 dernières années, l’heure est au Nouveau Projet de Société (NPS) porté par l’UMP.
''Partons d’un constat simple : nous vivons dans un système qui produit des déficits et du chômage, que l’on doit financer à crédit sans penser aux générations futures. Une croissance molle, un chômage trop élevé, un pouvoir d’achat nettement en baisse, une dégradation de la compétitivité de notre pays sur le plan international. C’est à un échec patent du modèle français tel que nous le connaissons à l’heure actuelle que nous devons faire face. Est-il réformable ? Devons nous le réinventer ?
Pendant que certains cherchent encore « à qui le crime profite », l’UMP agit. C’est dans ce sens que s’interprète le projet de loi de finances pour 2006 donnant priorité à l’emploi, à la relance de l’investissement public, notamment dans la recherche, l’innovation et les infrastructures de transport et favorisant par là même une relance de notre croissance sociale. En 2002, le gouvernement insistait déjà sur la nécessité de renouer avec une politique de plein emploi, de mettre tout en œuvre pour faciliter la croissance.
Le Nouveau Projet de Société porté par l’UMP semble accompagner les réformes engagées par le gouvernement : un pays promouvant l’égalité des chances, où chacun gagne selon son mérite et en fonction de son handicap. S’articulant autour de quatre thèmes fondateurs, il propose des solutions concrètes pour remédier au mal français.
En premier lieu, il s’agit de réduire la dépense publique et de rendre cette dernière plus efficace, par exemple en ne remplaçant qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, en restructurant la fonction publique par métier et non plus par corps pour une meilleure adaptation à l’usager du service public, et enfin en auditant méthodiquement les dépenses publiques et en traitant les dérives au cas par cas.
Deuxièmement, une réforme en profondeur de notre système fiscal est envisageable. Beaucoup critiquent une réduction des impôts des classes moyennes ou aisées de notre société. Pourtant, notre fiscalité, excessive et complexe se révèle désincitative pour les particuliers comme pour les entreprises qui préfèrent investir à l’étranger. N’oublions pas en outre que financer la redistribution sociale passe inévitablement par la préservation, sur le sol français, de nos richesses. L’UMP, dans son NPS, propose par exemple, de ne pas imposer un citoyen à plus de 50% des revenus de son travail.
D’autre part, pour retrouver un taux de chômage équivalent au plein emploi sur dix ans (environ 5%), il est nécessaire d’encourager l’activité : celle des seniors d’abord, celle des demandeurs d’emploi ensuite en renforçant les obligations de recherche. Trop de dysfonctionnements conduisent à préférer vivre des minima sociaux plutôt que d’un salaire.
Pour inciter les entreprises à l’embauche, il s’agit également de simplifier le droit du travail et de l’adapter à notre société. Concrètement, cela se traduit par certaines mesures du gouvernement comme le Contrat Nouvelle Embauche qui permettrait notamment une adaptation plus rapide aux changements du marché du travail pour les très petites entreprises.
Enfin, le Nouveau Projet de Société de l’UMP propose une réforme en profondeur de la recherche et de l’enseignement supérieur : autonomie des universités, augmentation des dépenses de recherche et de développement.
Pour refonder le modèle social français, il est essentiel de passer par des réformes en profondeur de notre système. En théorie, chacun est d’accord avec une innovation, sinon une rénovation de notre identité sociale et économique. Dans les faits, cela se traduit souvent par une politique de sauvegarde de petits privilèges qui a contribué à 25 ans d’inertie. Sacrifier certains de ses avantages au profit de la communauté, voilà une révolution des mœurs que les corporations et autres classes ne semblent pas prêtes à adopter, même parmi nos dirigeants : soyons honnêtes, les élites françaises, de gauche comme de droite, ont traditionnellement survolé certains thèmes de peur de perdre leurs prérogatives en matière de recrutement, de retraite, etc. L’échec du modèle social français se trouve peut être dans ce double langage que tient chaque corporation et en première ligne nos représentants.
Dans un récent sondage, 50% des français avouaient penser que leur pays vit en regardant en arrière. Mais le plus étonnant, n’est ce pas finalement qu’une moitié pense le contraire ?
La droite a des projets concrets à soumettre aux français. A nous de les entendre et de ne pas nous laisser enfermer dans des discours pessimistes prônant la peur et la résignation.
Elise
Commentaires
Le jeudi 13 octobre 2005 à 14:16, par Christophe :: #
Le jeudi 13 octobre 2005 à 15:03, par Guillaume :: #
Le vendredi 14 octobre 2005 à 19:03, par Claudius :: #
Le dimanche 16 octobre 2005 à 12:39, par Elise :: #
Le dimanche 16 octobre 2005 à 19:42, par Claudius :: #
Le dimanche 16 octobre 2005 à 22:40, par roulianito :: #
Ajouter un commentaire