''(Extrait du site Internet de l'UMP)''

Le Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire, réuni sous la présidence du Premier ministre, a défini et lancé le 12 juillet dernier une nouvelle stratégie industrielle et territoriale pour favoriser la croissance par l’innovation : les pôles de compétitivité.

"Avec la création des pôles de compétitivité, nous franchissons une étape majeure de l’histoire industrielle de notre pays. Nous l’ancrons dans l’économie de la connaissance en misant sur la créativité, la mise en commun des compétences, des savoirs et de l’action", a déclaré le Premier ministre Dominique de Villepin.

Le défi de la compétitivité française

La création des pôles de compétitivité résulte d’une nouvelle stratégie industrielle et territoriale. Ils viennent soutenir la mobilisation des territoires et étoffer notre tissu industriel afin que notre pays améliore son rang dans l’économie mondiale. 67 pôles ont été retenus, dont 6 à vocation mondiale, 5 qui le seront à terme et 52 à vocation régionale ;

Comme l’a annoncé le Premier Ministre, « c’est le choix de la volonté contre le risque de délocalisations qui est aujourd’hui une source d’inquiétude pour nos concitoyens. Contre les délocalisations, la meilleure réponse c’est le rassemblement des forces et l’innovation. »

Ces pôles constituent donc « une occasion exceptionnelle de dynamisation économique et sociale, au travers des emplois directs et indirects créés par ces nouvelles activités, mais aussi des effets d’entraînement induits sur les entreprises locales ou de l’attractivité qui en découle pour la zone considérée. »

Une France des projets

Ces pôles permettent de mieux coordonner les infrastructures, la formation, la recherche, les différentes filières d’un même secteur d’activité ; autant d’éléments qui s’ils ne sont pas coordonnés limitent le potentiel de croissance de ces activités.

Les pôles répondent à une véritable stratégie de spécialisation industrielle des territoires. Les secteurs d’activités qu’ils représentent sont divers : l’agroalimentaire, les biotechnologies, les logiciels, les microtechniques, l’énergie, la chimie...

Ils créeront un impact territorial qui aura un effet d’entraînement pour le développement de l’ensemble des territoires. Ils contribueront aussi à l’expression de la solidarité nationale au profit par exemple bassins d’emploi en difficulté.

L’Etat s’engage à soutenir ces projets à hauteur de 1,5 milliards d’euros sur trois ans.

Les entreprises bénéficieront d’un allègement de charges sociales et d’une exonération d’impôts. Et lorsque l’Etat s’engage financièrement à soutenir des initiatives locales, les résultats seront régulièrement évalués.

Qu’est-ce qu’un pôle de compétitivité

Un pôle de compétitivité combine sur un espace géographique donné des entreprises, des centres de formation et des laboratoires publics ou privés, qui sont tous engagés dans des projets communs de développement économique innovants

Les projets répondent à quatre exigences :

-être créateurs de richesses nouvelles à forte valeur ajoutée et d’emploi qualifié ;

-pouvoir se positionner sur des marchés mondiaux caractérisés par un fort potentiel de croissance;

-se fonder sur de véritables partenariats entre les acteurs, approfondis et structurés ;

-définir les objectifs et les moyens d’une stratégie efficace de développement économique et de recherche de l’innovation.

Les pôles de compétitivité peuvent prendre des formes juridiques très diverses (association loi 1901, groupement d’intérêt économique (GIE), groupement d’intérêt scientifique (GIS).